Réduire ses déchets en achetant en vrac

Acheter en vrac

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Ou comment mettre en avant ses jolis sacs en tissu

C’est une aventure de longue date, qui ne s’est pas faite en un jour. C’était il y a un moment, mais l’idée de départ je m’en souviens : réduire les déchets, vider moins souvent la poubelle.

Le Zéro Déchet c’est ça : on réduit, et on réduit à la source, donc on regarde ce qu’on achète. Et quand c’est possible d’acheter en vrac, et bien on le fait, et voilà.

Bon, c’est plus complexe parfois. Il faut trouver les lieux d’achat (épiceries locales et indépendantes, Biocoop, grandes enseignes conventionnelles). Il faut consulter les prix (il ne faut pas rêver, je ne mettrais pas 10 euros de plus au kilo pour avoir un plastique en moins dans la poubelle, même si je l’ai eu fait, enfin pas à ce point, mais c’est fini). Parfois c’est moins cher, (souvent) mais pas tout le temps. Faut comparer le comparable : si j’achète des pâtes bas de gamme au supermarché, mon produit en vrac et bio va me sembler excessivement cher.

Mais chez moi, nous consommons majoritairement bio. J’ai commencé avec la salle de bain. Puis les fruits et légumes. Puis le reste est venu comme par magie. C’est un budget c’est sûr, mais je cuisine quasiment tout aussi. Et « majoritairement bio » ne signifie pas qu’on n’achète pas « pas bio ». L’agriculture biologique a ses limites et ses défauts et il serait naïf selon moi de s’en tenir aux jolis cahiers des charges et de croire que c’est « meilleur pour notre santé ».

Ainsi, la plupart du temps, acheter en vrac ne me revient pas plus cher. Dans ma biocoop je trouve globalement tout ce que je veux. Je pourrais faire plus, mais il me faudrait courir dans d’autres boutiques et ce n’est pas ce que je souhaite en ce moment.

Résultat, j’achète en bocaux/bouteilles en verre les légumes préparés et les produits bruts (huiles, purée d’oléagineux) ; je remplis mes sacs fait maison de mes légumes frais. Je remplis mes bocaux en verre (tarés pour ne pas payer le prix du verre) de mes denrées non périssables (j’aime trop cette expression). Liste non exhaustive : protéines de soja, pâtes, riz, céréales brutes, flocons, légumineuses sèches.

C’est chouette car :

  • Je peux prendre un petit peu de café dans mon bocal car j’en bois peu.
  • Je remplis à max un bocal de riz dont on est gros consommateurs.
  • Je peux tester les haricots azukis en en prenant une quantité raisonnable et si je n’aime pas, je ne gaspille pas.
  • Je peux prendre seulement 100 grammes de farine de petit épeautre si je n’ai besoin que de 100 grammes pour une recette (merci les balances de contrôle si pesée en caisse).
  • Je prends juste une poignée d’amandes blanches (parce que c’est bon mais c’est un luxe).
  • Je ne me fie pas au packaging pour acheter.
  • J’ai quand même le choix de partir sur un produit emballé si je ne trouve pas mon bonheur.
  • Je ne ramène pas d’emballage, bien sûr !
  • J’ai les instructions de cuisson sur le bac, et la composition que je note (si ce n’est pas un produit brut).
  • Je décore (ou pas) mes bocaux à la maison.
  • Je n’ai jamais eu de souci de produit acheté « tout mou » ou « pas frais » (j’achète dans une biocoop où les produits ont une rotation régulière).

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J’aime moins :

  • Voir des enfants plonger leur main dans le bac des raisins secs (merci aux bacs en hauteur !) ;
  • Retrouver des petits fils dans mes pâtes quand je n’ai que des sachets en tissu qui s’effiloche ;
  • Oublier mes sachets en tissu et ramener des poches en papier (elles restent recyclables et compostables à biocoop mais tout de même, c’est rageant).

Pour les novices : je récupère mes bocaux de compotes ou de conserves diverses (ou sur le bon coin) ; les sachets en tissu se sont démocratisés en magasin bio sinon il reste les poches en papier qu’on peut réutiliser plusieurs fois.

Je n’achète pas tout en vrac : le tofu (celui que j’achète n’existe pas en vrac), les spaghettis (ne se trouvent pas à biocoop), l’eau (j’utilise des billes de céramique et de l’eau en bouteille), les gâteaux (que je ne fais pas moi-même), et d’autres choses.

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C’est positif d’acheter en vrac, ça demande juste d’ouvrir les yeux sur ce qu’on achète et faire le premier pas. On teste, on constate les difficultés et on s’y met !

Édit avril 2019 : Je ne bois plus l’eau filtrée au binchotan mais avec des perles de céramiques ! Je suis encore loin de la perfection car j’oublie encore régulièrement mes sachets, pourtant tout propres, sagement rangés chez moi.

Et vous, achetez-vous en vrac ? Ça vous tente ?

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