L’abus d’aromathérapie…

… est dangereux pour la santé.

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Les huiles essentielles (HE) sont omniprésentes dans nos vies. Dans nos cosmétiques, dans nos shampooings, nos savons, nos soins, notre cuisine. Pour peu qu’on fabrique soi-même ses produits, on va les utiliser pour leurs propriétés, mais aussi leur parfum. Résultat, si on utilise des produits naturels et certifiés biologiques dans la salle de bain et dans la trousse de secours, l’aromathérapie est quotidienne.

C’est un geste banal. Un mal de tête, hop une goutte de menthe poivrée. Un dentifrice maison à l’essence de citron. Un baume pour le dos à la gaulthérie. Un traitement contre un problème cutané avec l’huile essentielle de bois de rose ou de palmarosa. Une petite goutte d’ylang-ylang dans le shampooing. Un savon à la menthe verte. Des cristaux de gingembre en cuisine. Et j’en passe.

Une aromathérapeute que je connais déconseille fortement d’employer les huiles essentielles pour plusieurs traitements à la fois. On conseille en général pas plus de tant de gouttes pour un adulte par jour sur la peau ou par voie orale.
C’est logique en même temps. Mais qui n’a qu’un seul problème de santé à la fois ?

Entre les traitements de fond (par exemple un eczéma) et les traitements ponctuels (par exemple un aphte), il peut réellement y avoir plusieurs occasions pour utiliser les huiles essentielles. Si, à ces vertus thérapeutiques, on rajoute les aspects esthétiques tels que le parfum ou les propriétés cutanées, les huiles essentielles sont partout.

Je suis moi-même grande utilisatrice des huiles essentielles, vous l’aurez compris. Sans tenir compte du débat éthique sur la rareté de certaines, et les conditions de production, ou sur le coût, j’ai acquis avec le temps une trentaine de petits flacons.

J’ai fait l’erreur d’acheter des flacons de 30 ml sans en avoir l’utilité, de « craquer » sur des huiles dont le champ d’application est restreint et qui finissent par être inutilisées. J’ai commencé petit avec deux ou trois HE, j’ai lu des livres (mon auteur préféré reste Dominique Baudoux), parcouru Internet pour de nombreuses recherches (merci à l’essentiel de Julien Kaibeck par exemple, et ses ouvrages), acquis des connaissances et des compétences pour une utilisation familiale, fait mes propres synergies et guéri quelques symptômes ou troubles avec elles. J’envisage d’ailleurs une formation de praticienne en aromathérapie. J’aimerais réellement en faire un outil de travail dans la futur.

Cela fait donc plusieurs années que je suis imprégnée de cette philosophie thérapeutique. Bien sûr je connais les risques, les conditions d’utilisation, et je ne me suis jamais lancée dans une guérilla de santé à l’aide des HE. Cependant, comme je l’expliquais plus haut, à étendre le champ d’utilisation des huiles essentielles, j’en viens à en avoir partout chez moi : j’en mets dans la lessive, dans mes soins, mes produits cosmétiques, ça m’arrive de cuisiner avec (l’essence d’aneth), je me parfume parfois avec.

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C’est bêtement que je me suis donc demandé un matin : mais est-ce que toutes ces huiles essentielles, même à dose infime, ne me sont pas nuisibles finalement ? Tout est question de bon sens oui. Mais en achetant ou en concoctant mes produits cosmétiques et soins, je n’ai jamais envisagé que plusieurs d’entre eux seraient utilisés sur une même journée.

J’ai donc demandé à une collègue praticienne en santé naturelle, et elle m’a confirmé la chose. On se surcharge en utilisant quotidiennement des HE. C’est la même chose avec les compléments alimentaires. Trop de compléments surchargent le corps qui ne comprend pas ce qu’on veut lui faire faire. Ça ne rend pas forcément inefficace la chose mais ça peut ralentir les processus de guérison et dans le cas des HE, une surdose, bien que non mortelle, sans effets secondaires réels, peut être importante pour l’organisme et notamment le foie qui va traiter toutes ces infos (certains sont allés à l’hôpital). Sans parler des interférences possibles entre certaines huiles essentielles…

Bref, c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Je ne pense pas me mettre en danger, ni ma famille, mais je vais prôner dorénavant une utilisation restreinte des HE. Et voir à réaliser mes prochains soins cosmétiques avec des fragrances plutôt que des HE, et utiliser plus fréquemment la phytothérapie pour alterner…
Je vous renvoie d’ailleurs à ma recette du chantilly de karité que j’ai souhaitée sans huiles essentielles et qui du coup ne me quitte pas en ce moment !

Et vous, avez-vous déjà réfléchi à votre « consommation » d’HE ? Si vous êtes adeptes de cosmétologie, comment remplacez-vous les propriétés antibactériennes des HE ?

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