Prendre soin de sa peau [décryptage de deux ouvrages dermato]

… conseils by Yael Adler et Nina Roos

Temps de lecture : 10 minutes

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Il y a quelques semaines, motivée par des problématiques de mon entourage et mon intérêt personnel pour les soins faits maison, j’ai farfouillé la médiathèque à la recherche de recommandations dermatologiques. En dehors des considérations liées aux pathologies, au sexe de la personne ou encore à son âge, de la peau c’est de la peau et il y a des points fondamentaux qu’il faut comprendre avant d’entreprendre un soin.

Je trouve aberrant de soigner une pathologie avec un traitement (qui a des conséquences et des effets secondaires) sans expliquer le b.a.-ba. Prescrire un somnifère à un insomniaque sans prendre en compte son hygiène de sommeil ; prescrire un antimycosique sans préconiser de réduire les sucres ; prescrire un laxatif sans analyser l’alimentation du malade.

Bref, vous l’aurez compris, je suis pour la prévention et en cas de maladie, j’aimerais qu’à défaut que les médecins informent ou réorientent, les patients se dirigent d’eux-mêmes vers des solutions de bon sens telles qu’une bonne hygiène de vie (avec ses quatre piliers fondamentaux : alimentation, sommeil, stress et activité physique). Mais voilà, je ne suis pas médecin, ni thérapeute mais diététicienne en formation.

Heureusement, à l’école de la vie, il n’y a pas besoin de diplôme mais de recherches, de discernement, de motivation et d’envie de partager (entre autres).

J’ai donc déniché deux ouvrages que vous pouvez lire : La peau, c’est la vie de Nina Roos et Dans ma peau de Yael Adler, dermatologues toutes les deux. Je vous avais promis un compte-rendu lors de mon dernier update lectures, le voici donc.

J’ai été étonnée – bon pas plus que ça – de voir que même s’il y a un socle commun de connaissances, certaines conclusions sont drastiquement différentes. Pour ne citer que le cas des huiles végétales, Adler les déconseille fortement tandis que Roos nous les recommande vivement. Il est possible, in fine, qu’en lisant et relisant et rerelisant les deux ouvrages, j’eusse pu finir par comprendre d’où venaient ces divergences. Mais 1) je n’avais pas que ça à faire et 2) pas de chance pour moi, dans tous les cas, il n’y a pas de bibliographie (enfin si, Adler en met une sur son site mais impossible de la trouver. Coïncidence ? Je n’crois pas !).

Ainsi, dans ce contexte, difficile de me faire mon avis puisque l’avis de chacune est à prendre comme parole d’or sans pouvoir démêler opinion personnelle de faits scientifiquement prouvés (bien qu’encore, la science ait ses propres limites ET les financements de recherche sont parfois interpellants).

De fait, si cet article aborde des points de vue contradictoires sans délivrer de solutions, c’est bien parce qu’il ne repose que sur deux ouvrages et que je ne vois pas l’intérêt de décider pour vous. Si ultérieurement, je trouve plus d’informations, bien-sûr, je vous les donnerai. En attendant, voici quelques pistes à creuser et de la matière à réflexion pour éventuellement changer des mauvaises habitudes.

Je sais que vous retenez votre souffle depuis le début de mon discours alors sans plus attendre, je vous partage quelques informations qui m’ont parues pertinentes pour comprendre/prendre soin de sa peau et la laver ni trop ni trop peu (c’est cadeau).

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Nous sommes ce que nous mangeons

Vaste sujet que l’alimentation. Et je vais vous décevoir mais ce sera l’occasion d’écrire un autre article. Car ce n’est pas tout mais celui-ci est déjà assez long. Donc un de ces quatre je vous ferai un petit article sur le lien entre l’alimentation et la peau : bienfaits des huiles végétales ingérées plutôt qu’étalées, l’eau (il faut boire oui mais pas trop), l’impact du sucre et de l’insuline et des hormones en général, l’effet bœuf des « mauvais gras« , mais aussi le cas des intolérances et des allergies alimentaires.

Sachez qu’en tout cas si vous avez de ce côté là besoin d’un rééquilibrage et qu’en plus vous avez une pathologie dermatologique, c’est peut-être le moment de rencontrer un diététicien ou un médecin nutritionniste. Eeeeh non, pas moi. Je ne suis pas encore sur le marché. Snifouille.

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Vous avez le rythme dans la peau

Non, il ne s’agit pas de vous rappeler que votre peau vieillit en même temps que vous et qu’il faut en prendre soin en conséquence. Mais je le glisse au passage… Le livre de Nina Roos donne des conseils dans ce sens (à chaque âge correspond son soin et sa routine).

Je vous parle de la chronobiologie qui est le fait que notre peau a un rythme (cela s’applique à tout le corps et c’est lié à nos hormones). La journée notre peau nous protège et la nuit elle se répare. Ainsi, petits conseils en passant : prenez le soleil le matin au réveil mais évitez de stimuler la peau (et vous-même) avec des lumières bleues d’écrans le soir (vous perturbez votre rythme de sommeil et donc celui de votre peau). J’en conclus personnellement que toute personne qui a des soucis dermato devrait questionner la qualité de son sommeil : frère Jacques, frère Jacques, dormez-vous ? dormez-vous ?

Sachez également que le taux de cortisol (l’hormone du stress dont l’action est anti-inflammatoire) baisse pendant la nuit et ça peut expliquer pourquoi des pathologies à prurit (démangeaisons) et autres pathologies inflammatoires sont plus virulentes la nuit.

Source : Microbiote vaginal, la révolution rose.

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Trop de lavage, point n’en faut

Trop frotter, trop de savon, trop chimique, trop souvent : les auteures sont d’accord au moins sur ce point. Nous nous lavons trop.

Le pH de notre peau est légèrement acide et à force de lavages, il a tendance à devenir basique et ce n’est pas du tout souhaitable car il participe au bon fonctionnement de la peau. Laver à outrance = décaper + ne pas laisser le temps nécessaire à la reconstruction de la barrière protectrice/film hydrolipidique (processus qui dure entre 2 et 6h – vous savez le sébum toussa toussa). La microbiote  cutanée (toutes les bactéries qui vivent sur notre peau ) ainsi perturbée c’est + de bactéries délétères et – de bonnes bactéries.

Donc, molo sur les lavages : pas 4 douches par jour, pas besoin de frotter comme un fou et certainement pas avec des produits détergents (comme les prétendus gels douches qui sont plutôt des produits vaisselles qui polluent et la planète et votre peau) et des gants de crin qui décapent tout en mode raz-de-marée de la peau.

Ce conseil est valable pour toutes les parties du corps : les cheveux, pas besoin de laver 2 fois par jour ; le corps peut se satisfaire de l’eau la plupart du temps. À moins de vous être tartiné de crèmes solaires, d’avoir sué comme un bœuf ou de travailler dans un environnement salissant, vous n’êtes pas « sale » et la plupart du temps l’eau élimine une grande partie des peaux mortes.

Adler, loin de déconseiller tous les produits lavants, encourage largement le lavage à l’eau. Je trouve que c’est quand même discutable de faire ça quotidiennement. L’eau et le gras ne se mélangent pas, or notre peau produit du gras et nous la graissons parfois avec des produits, alors comment l’eau pourrait suffire à nettoyer la peau ?

Nina Roos préconise donc de laver ce qui est « sale » et de rincer à l’eau le reste. Cela va à l’encontre des mouvements water only et no-poo que beaucoup ont adoptés mais que personnellement je n’affectionne pas.

Nina Roos précise également qu’il faut stimuler la peau pour l’entretenir : exfolier une fois par semaine encourage la fabrication de nouvelles cellules ; éviter de surcharger en produits et carrément faire des pauses (pause de crème, de maquillage, etc.) ; masser (ça me fait penser au yoga du visage et à la gym faciale – petits gestes anti-âge).

Je vous conseille les savons saponifiés à froid dont la fabrication compense les effets du pH neutre (vous testez et vous me dîtes) et qui conservent mieux les propriétés des huiles végétales qui les composent. Nina Roos préconise aussi les nettoyants pour peaux sèches (en général « sans savon »).

Petite note en passant assez intéressante d’Adler : si nous nous lavons moins, nous avons moins à « crémer ». Et puis tant qu’à faire, ne crémez que les zones qui en ont besoin (et pas tout le visage ou tout le corps).

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La question pudique

Et la zone intime ? Qu’en disent nos deux auteures ?

La zone intime n’est pas un nid de bactéries dégoûtantes. Cependant, en ce qui concerne la femme, même si le vagin est auto-nettoyant, la vulve ne l’est pas. Jusque là, nos deux dermato sont ok. Après ça se corse pour savoir s’il faut utiliser ou non des produits nettoyants ou seulement l’eau.

Mon parti : homme ou femme, adoptez ce qui vous convient le mieux. En sachant ce que vous savez (sur les effets néfastes du lavage intensif), adoptez la solution qui vous convient et lisez éventuellement les livres pour en savoir plus. Sachez que beaucoup de produits nettoyants intimes sont des décapants qui assèchent la muqueuse – ce qui n’est pas souhaitable – mais que l’eau ne permet pas de tout nettoyer.

Et parce que je suis généreuse, je vous livre également quelques conseils relevés dans Microbiote vaginal, la révolution rose du Dr Jean-Marx Bohbot et Rica Étienne. C’est en vrac, à prendre ou à laisser, et j’espère que ça vous donnera envie de lire le livre. Moi-même je l’ai lu en diagonale mais j’ai apprécié ce que j’y ai lu. Les conseils sont valables aussi bien pour les hommes que les femmes, cependant pour les plus petits ou pour les femmes ménopausées ou enceintes, certains conseils peuvent varier. J’ai donc donné des bases communes.

  • Proscription de l’hygiène excessive (une fois par jour suffit) et encouragement à accepter (être plus tolérant envers les) poils/odeurs/sécrétions ;
  • Nettoyage d’avant en arrière ;
  • L’eau seule assèche les muqueuses et modifie le pH naturellement acide ;
  • Mais boire de l’eau préserve l’hydratation naturelle ;
  • Utilisation de produits lavants doux (type sans savon) et adaptés (warning au pH !) et non pas des savons classiques (desséchants) ;
  • Si irritation/démangeaisons : laver quotidiennement (au lieu de se satisfaire de l’eau) ;
  • Laver + ne sert à rien en cas d’infections ;
  • Les déodorants intimes et lingettes antiseptiques sont plutôt à bannir (les produits antiseptiques sont conseillés pendant quelques jours après l’accouchement si épisiotomie) ;
  • Encouragez vos enfants à se laver seuls (ou à utiliser leurs soins en toute autonomie) mais expliquez bien qu’il faut laver en douceur et d’avant en arrière ;
  • Le tabac est un ennemi de la microbiote vaginale ;
  • L’utilisation des probiotiques (pour les femmes) ne sert à rien s’il n’y a pas de déséquilibre et dans le cas contraire, plusieurs conseils sont donnés dans le livre pour les choisir ;
  • N’utilisez pas de produits antibiotiques ou antimycosiques sans analyses préalables car toutes les démangeaisons ne sont pas pathologiques et les traitements ont des effets secondaires et perturbent la flore.

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Mets de l’huile !

L’utilisation des huiles végétales en dermocosmétique m’intéresse énormément car je suis adepte de la Slow Cosmétique de Julien Kaibeck. Ce chroniqueur, esthéticien, aromathérapeute belge a fondé en 2012 la Slow Cosmétique qui est un mouvement de consommation plus écoresponsable de produits cosmétiques (il y a l’association, le site de dépôt-vente, la mention et le mouvement qui porte ce même nom). Julien Kaibeck est celui qui m’a fait découvrir l’utilisation des huiles végétales pour prendre soin de ma peau.

Chaque huile végétale possède des propriétés intéressantes et leur mode d’action très doux en fait un soin utilisable par les tout petits et les plus âgés ainsi que les personnes qui ont des pathologies dermatologiques. Dans mon article sur les alternatives aux huiles essentielles, je mentionne bien les huiles végétales qui sont une solution naturelle à bien des maux.

J’étais assez déçue il y a quatre ans de devoir racheter des crèmes car les huiles végétales ne semblaient plus me convenir (même si depuis, je me concocte mes crèmes et je me suis donc réconciliées avec elles). Après deux ans à utiliser entre autres l’huile de jojoba, ma peau du visage s’était « matifiée » (ce qui est positif) mais ne supportait ni l’hiver ni l’été. Évidemment, depuis j’ai compris que ma peau ne pouvait pas se satisfaire d’huile végétale car je n’ai pas une peau « normale » mais atopique.

Je suis satisfaite de l’honnêteté de Julien Kaibeck qui précise bien que la peau atopique a des besoins différents. Tandis que sur le site de Oleassence, l’auteure pharmacologue Christine C. conseille essentiellement les huiles végétales. Chacun voit midi à sa porte (du côté du conseiller comme du conseillé).

Les deux ouvrages que j’ai lus ne m’ont pas du tout aidée vu que Adler décrit cette tendance des huiles végétales comme une mode abominable tandis que Roos liste les principales huiles et leurs propriétés. Il faudrait savoir !

Selon Adler, les huiles ont un effet plutôt nettoyant à cause de leur fluidité et c’est une erreur de les utiliser pour « hydrater ». C’est vrai que quand on y pense, les huiles végétales sont également conseillées pour le démaquillage. C’est minimaliste car une même huile sert ainsi à démaquiller et à maintenir l’hydratation. Ça peut sembler paradoxal de nettoyer et de protéger sa peau avec le même produit. Toutefois ça ne l’est pas tant que ça : l’aloe vera en masque a un effet peeling (grâce à l’acide salicylique) et un effet protecteur voire cicatrisant (grâce à ses enzymes, vitamines et minéraux). Tandis que pour l’huile végétale, elle apporte beaucoup à la peau et permet également un bon nettoyage grâce aux corps gras.

L’argumentaire d’Adler qui repose donc sur la fluidité de l’huile végétale n’est pas forcément faux. Cependant, le fait que ça créerait des eczémas secs (notamment chez les masseurs-kinés) est plus douteux : un eczéma de contact reste possible mais la plupart du temps les huiles végétales sont justement conseillées pour soigner lesdits eczémas. Personnellement, je soupçonne la mauvaise qualité des huiles de massage (toutes les huiles ne se valent pas). Pour finir, Adler conseille plutôt d’utiliser les huiles dans un baume ou une crème pour avoir ses bons effets sans le côté nettoyage mécanique.

Quant à Roos, elle préconise l’utilisation de quelques gouttes d’huiles végétales par dessus une crème lorsque notre peau a tendance à s’assécher rapidement (par exemple en hiver, vers la ménopause, à cause d’un traitement ou d’une maladie). C’est une astuce que je tiens de Julien Kaibeck et que j’aime particulièrement. En hiver, les besoins de la peau sont plus accrus dû aux frottements des écharpes ou à cause du froid et du vent (sans mentionner la pollution) et quelques gouttes d’huiles végétales en plus de la crème ont un effet « doudou » très appréciable. Roos explique bien qu’il s’agit dans ce cas de « palier la réduction du film hydrolipidique » (la fameuse barrière protectrice composée de nos peaux mortes, de notre sébum, etc.). Finalement, Roos nous vente les mérites des huiles végétales pour leurs « propriétés apaisantes, hydratantes et réparatrices ». Aïe.

Bon, mesdames dermato, soyez d’accord pour ne pas être d’accord… Et nous, eh bien, nous nous débrouillerons… Je suppose ?

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La peau déséquilibrée

Certaines pathologies dermatologiques nécessitent tous ces conseils mais également des supplémentaires.

Par exemple, l’acné résulte souvent d’un lavage excessif (la peau se protège en produisant plus de sébum et boum acné) pour autant de l’huile végétale peut être aidante ; le psoriasis peut se gérer avec des produits qui éliminent les peaux mortes sans encourager la production de nouvelles peaux mortes ; la couperose demande une grande douceur dans le nettoyage de la peau (ni gant, ni eau du robinet, ni mouvements mécaniques agressifs) et des massages pour stimuler la micro-circulation ; les peaux atopiques ont besoin d’aides extérieures pour reformer la barrière de la peau et n’ont pas besoin de produits caca plein d’allergènes ; la peau touchée par le lichen scléreux-atrophique a besoin d’hydratation ; les peaux à tendance prurit (démangeaisons) sont souvent trop lavées et gratter/laver avec beaucoup de vigueur accroît l’inflammation locale (le cercle vicieux s’installe)…

Les deux ouvrages abordent différentes pathologies et si jamais ça vous intéresse Julien Kaibeck a publié un ouvrage super sur le thème : SOS peau au naturel. Si vous avez envie que je vous écrive sur le sujet, n’hésitez-pas !

Le mot de la fin animal-2727126_1280

Voilà, des conseils qui se recoupent, d’autres non. Chacun fera ce qu’il lui convient en s’écoutant. C’est sûrement mon unique et précieux conseil. Si vous vous trainez un souci dermato depuis dix ans et que vous jurez que votre routine est bonne pour vous, posez-vous des questions.

En attendant un article sur le sujet, quelques bons liens pour comprendre la philosophie de Oleassence et Slow Cosmétique :

 

J’espère que cet article vous sera utile et n’hésitez-pas à laisser votre avis en commentaire ou des conseils de lectures, je suis preneuse !

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2 réflexions sur “Prendre soin de sa peau [décryptage de deux ouvrages dermato]

  1. Merci pour ton article, c’est bien connu que les soucis de peaux ne sont pas tous ‘guérissables’, parfois on se retrouve livrés à nous même …
    No stress 😉
    bises

    J'aime

  2. Bonjour Actae !
    J’entends bien tout ce que tu dis dans ton article et en effet toutes les peaux sont différentes et chacune demande un traitement qui lui est propre.
    Nous nous lavons trop ça c’est une évidence pour moi depuis longtemps. Que ce soit la peau ou les cheveux ! Plus on se lave, plus notre corps veut être lavé… ne pas faire non plus un excès de « je ne me lave pas » mais trouver un bon équilibre.

    J’ai appris quelques choses très intéressantes. Merci pour ça.

    Ps : c’est marrant en voyant le titre de ton article et le temps actuel, j’ai cru que tu allais nous parler de crème solaire mouhahaha

    J'aime

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