Ici c’est moi qui porte la culotte !

Temps de lecture : 11 minutes

 

Mais pouuurquoi je vous parle de culotte menstruelle ?

Grande utilisatrice des SLH (serviettes hygiéniques lavables), je teste depuis six mois (oui c’est très précis !) la culotte de règles à l’occasion d’un partenariat avec Fempo, jeune entreprise française. Et je vous en parle parce que :

  • C’est une alternative super intéressante au jetable (dont la fabrication n’est pas du tout clean en général et puis ça fait du déchet).
  • C’est tellement cool que je l’ai adopté à 100%. Pour de vrai.
  • C’est très confortable et agréable à porter : on porte tout simplement une culotte légèrement épaisse sur le fond mais à peine – à l’opposé de la « couche » qu’on pourrait s’imaginer.
  • C’est efficace : que ça fasse son travail c’est la moindre des choses.
  • C’est non-intrusive : pour celles qui ne veulent une alternative à la coupe menstruelle ou qui ne peuvent pas à cause de vulvodynie, de vaginisme, d’infection vaginale ou après l’accouchement…
  • La culotte menstruelle est respectueuse de l’intimité donc utilisable même par des personnes qui ont des pathologies vulvaires par exemple et dont la muqueuse est en inflammation et réactive (allergies, lichen scléreux, psoriasis, eczéma, …).
  • C’est relativement abordable : 32 euros la culotte classique et 37 euros la culotte pour les flux abondants ce qui reste raisonnable pour une culotte qui dure dans la temps au vu de la qualité (et puis Fempo est super cool et offre un code pour mon blog).
  • Et je suis casse-cou et que je ne vois pas pourquoi je ne partagerai pas mes aventures avec vous !

Mon blog ne vise pas le statut de blog « d’influenceuse » aussi je remercie chaudement la marque pour avoir répondu positivement à ma demande ! Par ailleurs, j’ai finalement acheté une autre culotte « tellement que j’étais convaincue ».

Ce n’est pas évident de parler d’intimité sans en dévoiler trop alors je vais tenter de faire de mon mieux. Malgré tout, petit avertissement : je vais parler de sang et d’anatomie féminine donc si cela ne vous intéresse pas, je vous conseille de passer votre chemin (si on compte donc mon papa et ma maman comme étant mes seuls lecteurs, il ne me reste plus que toi maman !).

fempo2

Mode d’emploi

La culotte menstruquoi ?

Oui je pars du principe que vous ne savez pas ce que c’est car ça me fait rire de me faire des dialogues avec moi-même et parce que c’est possible qu’en fait vous sortiez de l’œuf et que vous n’y connaissiez rien et que évidemment vous veniez l’apprendre sur mon blog même si la probabilité que ça arrive est proche de… zéro.

La culotte menstruelle c’est une culotte qui est équipée comme une serviette hygiénique lavable : le sous-vêtement contient une épaisseur supplémentaire (ou plusieurs) afin d’absorber le flux menstruel et il est équipé d’une couche de tissu imperméable (pour éviter les fuites).

C’est le cas de la culotte Fempo. Elle est composée de plusieurs couches (genre mille-feuilles mais non comestible) :

  • une partie en coton à l’intérieur qui est le premier tissu absorbant (qui évite la sensation de mouillé) ;
  • la partie vraiment absorbante en viscose de bambou (fabriquée en France et le bambou ne provient pas de Chine – ce tissu fonctionne comme un vrai buvard et il est plutôt écologique) ;
  • une partie en synthétique nécessaire pour éviter les fuites en polyester enduit de PUL (tissu imperméable, respirant et irremplaçable) ;
  • du lycra pour l’extérieur de la culotte (matière synthétique qui donne sa souplesse à la culotte, son élasticité bien équilibrée).

Les matières sont certifiées OEKO-TEX STD 100 (c’est une certification utilisée pour les vêtements des bébés) ce qui veut dire qu’elles sont exemptes de produits nocifs et chimiques. Au début de la culotte menstruelle on entendait beaucoup parler d’histoires de nanoparticules d’argent. Je ne rentrerai pas dans le détails car je n’y connais honnêtement rien mais l’idée c’était que ce n’était pas des culottes recommandées. J’ai choisi Fempo parce que je sais qu’il n’y a pas de lézards de ce côté-là. Aucune histoire de chimie ou de petites particules nocives pour votre intimité. Je serais contente si Fempo trouvait un moyen de travailler sur des matières biologiques mais je n’en fais pas une obsession.

Donc, on ne jette pas mais on lave ?

Oh et ne me faites pas le coup de « beurk c’est dégoutant » hein. C’est juste l’endomètre composé de sang, de sécrétions, de cellules que le vagin ne veut plus. Ha bah si en fait c’est un peu dégueu.

Comme la SHL, ça se détache super bien : à tremper quelques minutes dans l’eau tiède et au pire un peu de savon de fiel. Puis direction la machine à laver (ne soyez pas des bourrins, un cycle à 30°C suffit).

Je vous déconseille de détacher à l’eau trop froide car ça resserre la maille du tissu tandis que l’eau chaude « cuit » le sang. Et sachez que jamais au grand jamais le sang ne tachera le reste de la lessive ! Bref, la culotte de règles Fempo se nettoie hyper facilement. J’ai trouvé personnellement que le nettoyage était super simple, peut-être plus qu’avec les SHL et que la qualité se ressentait dans la réaction des tissus aux nombreux lavages.

La culotte de Fempo

Les deux modèles

J’ai testé le modèle shorty power ++ afin d’avoir un avis à donner à mes comparses qui ont un « flux abondant ». Je l’ai approuvé à 100%. Même la nuit en tournicotant comme une folle je n’ai pas réussi à « perdre mon shorty » (il faut dire la partie absorbante n’est pas riquiqui). Pour vous rassurer, vous pouvez avoir une SHL dans le sac à main pour faire l’échange. Mais la garantie des 12 heures proposées par Fempo a très bonne réputation.

J’ai testé également le modèle classique en format « shorty » (même forme que la power++). Ce modèle est plus confortable car il est plus fin et suffit largement pour les jours où le flux est moins fort (le premier jour en général et à partir du 4ème).

Présentation de la démarche de Fempo

J’ai choisi Fempo car c’est une entreprise française à taille humaine. Cela s’est confirmé durant nos échanges : les personnes qui y bossent sont très disponibles et cherchent à créer un contact durable. De plus, c’est une jeune entreprise qui a très a cœur son image et sa clientèle. Il y a une démarche appréciable dans le fait de dépasser l’image du mannequinat habituel tant décrié (pour ne citer que le problème de l’anorexie). Pour autant, la communication ne tombe pas dans la démagogie. En outre, l’entreprise est très active sur les réseaux sociaux afin de partager des informations de valeur.

J’aime bien également la cohérence entre le choix de la provenance des tissus (France et Italie) et de la fabrication des culottes. Fempo a choisi des ateliers en Tunisie et au Portugal, certifiés Global Recycled Standard, afin de rester dans une gamme de prix abordables.

La question du prix

Je vous invite à lire l’article d’Echos Verts qui aborde le coût des protections jetables.

Pour la culotte menstruelle il faut compter une trentaine d’euros. Si on part sur 4 culottes / 4 jours de règles, il faut compter entre 130 et 150 euros pour une durée de vie de plusieurs années. Sur une seule année ça donne 10 euros de protection par mois. C’est faisable. Et rien ne vous empêche d’y aller petit à petit. En sachant qu’on a nos règles tous les mois je trouve que c’est vite amorti et surtout que ce n’est pas du luxe. Gare aux arnaques qui abondent sur les réseaux sociaux pour celles qui veulent une culotte moins chère.

fempo

Est-ce que c’est agréable à porter ?

Eh oui ! Pour un comparatif rapide avec la SHL : d’un côté on cale le truc dans la culotte en se demandant si ce sera au bon endroit puis on clipse les boutons pressions VERSUS de l’autre côté on enfile la culotte. Voilà.  Tout est dit. Enfin, pas tout à fait. Un énorme bonus par rapport à la SHL : la partie absorbante reste en place.  Ne pas avoir la SHL qui se barre en cacahuète durant la journée / pendant le sport / en faisant du vélo / pendant le dodo. Oh et puis, l’absence des pressions c’est quand même… un vrai cadeau quand on est cycliste !

Côté épaisseur de la culotte nous ne sommes pas sur un modèle « couche ». On sent une différence avec un sous-vêtement classique, forcément plus fin. Mais il n’y a pas de fumée sans feu. Ce sera un peu comme une SHL. Aucune magie là-dedans.

Donc oui c’est très agréable. J’ai totalement adopté la bête. Mais attention, si vous aussi vous avez lu des nanas impatientes d’avoir leurs règles ou qui ont oublié qu’elles les avaient (ouais j’ai vraiment lu de tels propos O_O), ne prenez pas ces gourgandines au sérieux. La culotte menstruelle ne fait pas disparaître les crampes !

Les modèles étaient décrits comme très confortables par la plupart des blogueuses. Et je confirme. Elles ne sont pas trop hautes mais ne sont pas taille basse non plus. Elles taillent très bien par ailleurs. J’ai choisi ma taille habituelle et elle est parfaite. J’ai aussi pris par erreur la taille du dessus et je sens qu’elle est trop grande même si elle ne me tombe pas des hanches. Les élastiques ne cisaillent pas la peau et ne marquent pas plus qu’une autre culotte. Restons lucide, pour celles qui portent un pantalon hyper moulant ça se verra… comme une culotte normale ! Ni plus ni moins.

La culotte est en lycra (synthétique) qui semble très bien résister aux lavages (depuis plusieurs mois elles n’ont pas bougé d’un iota). Je sais que le coton n’est pas bio mais je ne suis pas absolutiste sur ces questions d’autant plus que c’est une chose qui pourrait évoluer. Pour avoir un prix accessible avec des matériaux de qualité je suis prête à faire cette concession. Le coton contre la peau est très doux (pas de détérioration avec les lavages !). C’est très agréable et n’irrite pas du tout.

Enfin, la zone intime c’est une peau et une muqueuse très fines et fragiles. Il est donc très appréciable que le coton soit si doux contrairement aux matières synthétiques qui sont considérées comme irritantes. La période menstruelle n’est pas la période préférée des femmes qui ont des pathologies vulvaires ou vaginales et beaucoup sont à la recherche de moyens de vivre cette période le plus facilement et le mieux possible. Mon opinion est que la culotte Fempo pourra relever le défi haut la main.

  • La matière est douce et respectera la fragilité de la muqueuse et de la peau.
  • Le shorty est bien taillé et confortable : il sert ce qu’il faut pour rester sur les hanches sans blesser la peau ou être étouffant (suis-je la seule à me sentir claustrophobe dans mes vêtements à cette période ?).
  • Si on a des soins à mettre, le coton se lave très bien.
  • On appréciera énormément l‘absence de pressions (celles qui aident à fermer la SHL) et donc de frottements contre la peau.

Conclusion et bonus

Voilà, tout est dit, la culotte de règles, c’est une culotte normale sauf qu’elle récupère le sang et vous n’avez pas à vous inquiéter de fuites ou de changer quelque chose durant la journée aux toilettes. Je pourrais m’arrêter là en fait dans cet article. Mais je vais vous en dire plus car ça fait des mois que je n’ai pas écrit un mot sur ce blog alors je vais rattraper le temps perdu (non sans rire, je m’en fiche de la cadence de sortie de mes articles, et vous aussi, non ? et puis je blague, je continue juste parce que j’ai d’autres choses à dire, bon je continue car je m’embrouille et je vous ennuie).

Je regrette une chose : de ne pas l’avoir en maillot de bain pour l’été ! Mais si j’en crois mon petit doigt, cela ne saurait tarder !

Le bonus

Pour finir, parce que je suis gentille, je vous donne mes astuces qui soulagent les maux liées à ces infernaux mais nécessaires cycles hormonaux (oui, vous l’aurez pigé, je ne fais pas partie de ces femmes qui aiment leurs règles) :

  • Pour avant les règles, si vous êtes sujette à l’énervement et symptômes du fameux SPM (syndrome prémenstruel) : l’onagre durant quelques jours est le conseil de ma sage-femme (approuvé personnellement mais peu d’études fiables pour l’approuver scientifiquement).
  • Vous pouvez aussi vous renseigner pour un accompagnement avec des tisanes (les plantes sont nos amies et certaines sont redoutables mais cela demande d’être assidue).
  • La bouillotte est mon amie qu’elle soit à noyaux de cerise, graines de lin ou à l’eau (même une bouteille d’eau chaude dépanne si pas de bouillotte).
  • Porter des vêtements amples qui ne serrent pas du tout le ventre.
  • S’occuper l’esprit (musique, film, méditation, respiration, livre, yoga) en gros se changer les idées car fixer la douleur lui donne de l’importance (a contrario certaines utilisent des techniques données durant les accouchements et arrivent à gérer la douleur en se concentrant dessus).
  • Ne pas lutter si vous n’avez pas la possibilité de vous changer les idées et vivre en conscience votre activité du moment au lieu de la subir (j’ai personnellement vécu des supers moments au travail en ayant mes règles tout simplement en le prenant du bon pied malgré la souffrance).
  • Connaître son corps et son fonctionnement (par exemple, la position fœtale crispe le psoas qui est un de nos muscles et respirer profondément soulage).
  • Si vous êtes du genre ramollo au jour numéro 1 et que vous bossez, prenez-le bien et dites-vous qu’au moins vous profitez plus de votre temps livre si vous douillez au taf, mais accordez-vous le droit d’être ramollo sans culpabiliser.
  • Sans partir dans des mandalas menstruels (ce n’est plus ma came mais chacune est libre de faire ce qu’elle veut) vous pouvez simplement observer vos cycles pour comprendre où vous en êtes et ne pas être surprise par l’arrivée des règles ou d’autres signes (savez-vous repérer votre ovulation ?). Savoir qu’on va avoir ses règles tel jour ou à telle période permet de s’organiser soit pour y caler des rendez-vous chiants et inévitables soit pour au contraire prendre une journée pour être chez soi. Cela permet aussi de ne pas être prise de court et avoir sa culotte sur soi ou une SHL dans le sac à main.
  • Ne pas vous confortez pour autant avec des fausses croyances qui ne vous ressemblent pas et qui vous bloquent comme croire que vous êtes nulle le jour de vos règles et que vous allez forcément vous traîner ou que vous êtes une sorcière qui n’aime pas les gens et qui a besoin de se replier sur elle-même. Notre pensée influence beaucoup la façon dont nous vivons les choses et les fausses croyances limitent votre propre force. Personnellement, je vis mieux mes règles depuis que j’ai conscience que je ne suis pas la même à cette période sans pour autant me cloîtrer dans l’idée que je suis plus maternelle, moins sociable, plus avenante, ou je ne sais quoi d’autre.
  • Si vous vivez mal vos règles à cause de la douleur, trouvez quelque chose de positif malgré tout que vous retirez de cette situation pour ne pas subir. Par exemple, certaines sont heureuses d’avoir leurs règles car cela signifie qu’elles sont fertiles à leurs yeux. Pour d’autres c’est une période de nettoyage (métaphoriquement). Pour d’autres c’est un renouveau. Pour d’autres c’est : « l’heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever » (Paulo Coelho). Autrement dit, elles se sentent si bien après les avoir eues que c’est acceptable d’en passer par-là.
  • Avoir une super culotte de règles pour ne pas à avoir à flipper de l’arrivée des règles et un super code promo (waouh je suis blogueuse *_*) de 10% valable jusque mi-juillet sur le site Fempo : ACTAEROSAE10 !

N’hésitez pas à consulter leur FAQ pour des questions que je n’aurais pas abordé. Je vous recommande aussi l’article d’Echos Verts qui a testé les culottes après son accouchement. Sur ce, partagez-moi votre expérience menstruelle (lol) et vos astuces pour bien vivre la période, à très bientôt et portez-vous bien !

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